Dans un document de 2007, intitulé "Veille anticipative stratégique: vers une gestion des connaissances tacites dans les PME-PMI?" (http://www.breillat.fr/users/jb2927/mancret.pdf), Humbert Lesca et Gérard Mancret nous livrent une définition opérationnelle du terme "stratégique" associé aux idées d'intelligence et de veille: "Le mot «stratégique» indique... que les informations de veille ont pour but d’aider à la prise de décisions qui ne se répètent pas à l’identique Par conséquent le décideur ne dispose pas de modèles déjà éprouvés par l’expérience, il est chaque fois devant un cas nouveau. En outre ces décisions sont susceptibles d’avoir de lourdes conséquences (bonnes ou mauvaises) pouvant remettre en cause la pérennité de l’entreprise. Enfin ces décisions sont prises en situation d’incertitude (informations incomplètes, de fiabilité mal établie et ambiguës)." La démarche de cette étude est exploratoire et vise à répondre à la question «Quelles sont les pratiques de veille existantes (s’il en existe) dans les PME-PMI visitées?» Et les réponses obtenues sont:
"NON. Il n’existe pas de dispositif de veille formalisé et global au service des dirigeants, de PME-PMI, rencontrés."
"NON. Les informations sont, en majorité écrasante, des informations d’origine terrain (plus de 95 %). "
"NON. Les informations de veille, au sein des PME-PMI rencontrées, restent des informations informelles, en majorité écrasante (de l’ordre de 95 %)."
"NON. Les informations de veille, dans les PME-PMI rencontrées, sont pratiquement inaccessibles si une personne se trouve dans la nécessité de les mobiliser rapidement pour prendre une décision ou pour recouper avec d’autres informations."
Il ressort de ce document que dans les PME, la mémoire de l'entreprise est disséminée dans les mémoires individuelles et que ce l'activation de cette mémoire passe par l'activation du réseau. Je vous invite à lire ce document et se conclusions. Voici toutefois quelques-unes des nôtres:
il est important en PME, de favoriser les opportunités de réseautage (de ne pas pousser le souci de la productivité directe trop loin)
une bonne pratique en termes de KM est de faire en sorte de garder son personnel le pus longtemps possible (réduire le turn-over au maximum)
les PME doivent absolument étendre leur réseau en dehors des frontières de l'entreprise, et donc penser aux réseaux sociaux qui leur permettront de
activer une partie de leur mémoire, lorsqu'elle a quitté l'entreprise (anciens employés)
élargir la surface de la mémoire disponible en activant des morceaux de mémoire extérieurs
Dans le domaine de la veille technologique, les brevets sont des documents et des informations importantes à comprendre et à utiliser. En effet, ils présentent le futur de l'état de l'art dans de nombreux domaines technologiques. Pour les non initiés, l'exploitation des brevets peut sembler difficile, tant les documents de dépôts sont denses. Ceux qui souhaitent découvrir le monde des brevets, les bases de données, les informations à en retirer et le décryptage de documents de dépôts, ce document (http://www.ptaa.be/Newsletter9/Veille%20Technologique%20NL9.pdf), publié par le Pôle Technologique AA www.ptaa.be en 2006 (?), est pour vous. Il vous introduira à l'utilisation des brevets comme support à l'innovation.
Tel est le titre d'une brochure publiée, il y a quelques mois, déjà, par le CGPME d'Ile-de-France, et qui a pour ambition de traiter des "précautions d'usage dans l'activité de la PME/PMI" (http://www.breillat.fr/users/jb2927/guide_pme-pmi.pdf). Ce document est composé de quatre chapitres:
accompagner les mutations de la PME/PMI
protéger ses infrastructures et le personnel
maitriser et sécuriser le pôle informatique
gérer l'information et la communication
Dans les motivations de ce documents, les auteurs nous rappellent que: "La guerre économique est animée par ces logiques, avec un point commun: le rôle clé de l’information et de la désinformation… Les petites et moyennes entreprises s’inscrivent dans la même logique: consolider leur assise, sur un marché de plus en plus éprouvant, en préservant leurs acquis et en se projetant si possible vers de nouveaux marchés. La dynamique de l’entreprise repose alors essentiellement sur ses capacités à obtenir des informations. Celles-ci sont en effet indispensables pour aiguiser une stratégie de développement adaptée aux contraintes du marché." Le parti pris de ce document est intéressant: la formation par l'exemple. Il nous raconte un mois de la vie d'une PME (fictive - 20 employés, production et distribution de ventilateurs, aspirant à s'étendre à l'international). Il en résulte une lecture intéressante pour tous ceux qui souhaitent aborder le domaine de l'IE, et pourquoi pas pour les autres aussi.
L'intelligence stratégique, ou économique, c'est selon, est une discipline proche du marketing stratégique. L'intelligence stratégique a pour but de délivrer aux équipes dirigeantes des informations réduisant l'incertitude et facilitant la prise de décision. Sans surprise, la réponse qu'apporte l'intelligence stratégique peut s'appliquer au marketing stratégique, qui a pour but de prendre des décisions afin d'augmenter les ventes. Ce cours de marketing stratégique (http://www.scribd.com/doc/9838092/Strategic-Marketing-Handbook) proposé par le Dr George Balabanis, est basé sur le livre de de Peter Dickson (Marketing Management). Il nous rappelle quelques vérités basiques concernant les prises de décisions stratégiques. Par exemple (citations et traductions libres):
"les crises arrivent dans les organisations parce que les assomptions sur lesquelles elles ont été construites et gérées ne correspondent plus à la réalité"
un avantage compétitif évident est la capacité à prendre des décisions informées rapidement
la survie d'une organisation dépend de sa capacité à apprendre et à s'adapter rapidement
la concurrence peut-être envisagée selon plusieurs axes:
Il y a deux ou trois ans, une équipe d'universitaires flamands se sont lancés dans une recherche visant à valider l'hypothèse d'une corrélation entre activité en intelligence économique et intensité des exportations des entreprises. A cette fin, ils ont comparé les résultats d'un échantillon d'entreprises sud-africaines et un autre compsé d'entreprises belges. Le résultat de ce travail a été communiqué via ce document intitulé "Export intensity and the Competitive Intelligence of Exporting Companies: Evidence from Belgium and South Africa" (http://econpapers.repec.org/scripts/search.asp?ft=competitive+intelligence). Nous laisserons aux férus de démarches universitaires le plaisir de découvrir les détails de ce travail, pour nous focaliser sur certaines des conclusions intéressantes tirées par les auteurs:
la reconnaissance, par les entreprises exportatrices, du caractère stratégique de l'IE peut affecter favorablement leur compétitivité pour plusieurs raisons:
l'IE donne à l'équipe de gestion une image des différents marchés plus exacte et compréhensible
l'IE permet aux exportateurs d'identifier les menaces et les opportunités
l'IE supporte les prises de décisions stratégiques et à long terme
l'IE peut être utilisée pour des prises de décision tactiques et immédiates
les entreprises exportatrices reconnaissent la valeur ajoutée de l'IE, plus particulièrement, les entreprises flamandes considèrent qu'une culture de l'intelligence économique est importante
il semble qu'une relation entre volume d'exportation et pratiques d'intelligence économique existe, qui peut être expliquée par le besoin continu de décisions tactiques et stratégiques fréquentes, rapides et exactes et le fait que l'IE est un bon moyen pour y parvenir
les sources d'informations ne varient pas en fonction des profils d'exportation, probablement en raison de leur abondance
Le portail de l'innovation en Bretagne (http://www.bretagne-innovation.tm.fr/) a mis en ligne, il y a quelques semaines, un guide des bonnes pratiques en matière d'intelligence économique (http://www.bretagne-innovation.tm.fr/upload/url/fichier/6209fichier.pdf) publié par le SCIE (Service de Coordination à l'Intelligence Economique). Ce document et constitué d'une collection de fiches pratiques qui couvrent les différents aspects de la pratique d'intelligence économique en entreprise, par exemple:
Pourquoi mettre en œuvre une démarche d'intelligence économique?
Enjeux stratégiques et besoin en information de l'entreprise
Exploitation et capitalisation de l'information
Valorisation de l'information dans l'entreprise / à l'extérieur de l'entreprise
Sensibilisation du personnel à la protection des informations sensibles
Dans nos formations à la recherche sur Internet (ou plutôt à l'art de trouver ce que l'on cherche), nous insistons beaucoup, et nous faisons beaucoup d'exercices, sur le choix des mots et l'expression des requêtes. D'ailleurs, de l'avis des participants, ce regard différent sur la recherche change leur vie. Cette démarche est, chez Brainsfeed, le fruit de l'expérience. C'est donc avec intérêt que nous avons découvert le résultat d'une étude qui objective ce constat. Même s'il elle ne peut probablement pas être qualifiée de scientifique, cette étude nous donne quand même de nombreuses informations utiles relatives aux pratiques de recherches. Que retenir de ce document (http://tinyurl.com/74kevc)?
il y a plusieurs niveaux de langage (du langage de l'intention au langage de la marque, en passant par le langage de la recherche) ; les idées et concepts s'expriment différemment, avec d'autres mots, à chaque niveau
lorsqu'un utilisateur décrit ce qu'il recherche (langage d'intention), il utilise d'autres mots que ceux utilisés pour la recherche dans le moteur (langage de recherche)
les mots les plus pertinents sont souvent "oubliés" lors du passage vers la langue de recherche
les requêtes sont influencées par l'intention du chercheur, pas par celles de l'éditeur
la langue de recherche est en général moins spécifiques ou prescriptives que la langue d'intention...
Nous vous invitons donc à découvrir ce document et, pourquoi pas, découvrir nos formations et nos exercices.
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