Cette video, quoi qu'apparemment ancienne, et en faisant abstraction de de l'introduction et de la conclusion constitue une bonne vulgarisation à l'intelligence économique (à la française). A recommander donc à ceux qui découvrent le sujet.
Une deuxième partie du reportage s'intéresse plus particulièrement au profil et au parcours professionnels des différents acteurs présentés. Cette partie intéressera surtout ceux qui souhaitent se lancer dans le métier.
D'après un article récent (2008?) publié sur le site de l'Academy of Competitive Intelligence (http://www.academyci.com/_Analyst.html), il y a "une tension entre les métiers de la collecte d'information et ceux de l'analyse stratégique". Celle-ci est révélatrice des différences qui existent entre information et intelligence (dans les conceptions US des termes). Cet article nous explique donc que la transformation de l'information en intelligence est le résultat de l'interprétation (analyse) et il d&fini l'intelligence comme "a perspective of facts". Le plus important, dans cette déficition, est que la perspective ne se doit pas d'être correcte et qu'elle peut être différente selon les points de vue. La capacité à établir une perspective nécessite des compétences, acquises par la formation, et du talent. Par ailleurs, l'établissement de perspectives expose l'analyste, alors que la simple collecte d'information n'expose pas le veilleur. En effet, une fois que l'analyse est publiée, le nom de son auteur lui sera attaché, alors que la collecte d'information est davantage un acte technique peu personnalisé. Il en résulte que les compétences et les personnalités requises pour exercer ces deux fonctions sont différentes et que les carrières des uns et des autres ne pourront être comparées.
Aujourd'hui, j'ai choisi un article de 2005, rédigé par Odile Boizard, professeur assistant à l'Ecole de Management Euromed de Marseille intitulé "Veille ou Intelligence Economique: faut il choisir? Retour d'expérience" (http://isdm.univ-tln.fr/PDF/isdm21/boizard.pdf). Il a retenu mon attention, notamment, pour le rappel des différences de compréhension du terme intelligence dans différentes cultures:
en anglais: se renseigner pour agir
en Allemand: connaître pour comprendre
en Français: comprendre pour s'adapter
Il a surtout retenu mon attention pour le retour d'expérience proposé en fin d'article. L'exemple proposé nous dépeint une situation, malheureusement trop fréquente, dans laquelle une entreprise se lance dans l'aventure de l'IE sans en avoir compris totalement les enjeux économiques et organisationnels. Mais sans doute est-ce, comme conclu l'auteur, parce que l'intelligence économique est toujours un concept flou et mal expliqué et que s'il était vulgarisé sous une forme simple et compréhensible, la situation serait meilleure.