
A l'occasion du 11ème Forum Européen IES2012 qui se tient actuellement à Lille, on entend des orateurs issus de grandes entreprises ainsi que des patrons de PME qui viennent parler de leurs réalités de veille et d'intelligence économique/stratégique. Cela permet aux public averti de mesurer l'écart qui grandi entre les pratiques des uns et celles des autres.
D'un côté, les grandes entreprises qui ont choisi de mettre des moyens dans la démarche de veille et d'intelligence stratégique et qui centralisent la collecte de l'information. Celles-ci mettent en place une politique de collecte d'information a priori, c'est-à-dire que l'objectif est de constituer une base de données intermédiaire qui se positionne entre le Web (Google) et les utilisateurs. La valeur ajoutée résidant dans la mise à disposition d'un vaste corpus documentaire filtré et qualifié. Ces entreprises s'équipent donc de logiciels spécialisés (et trop onéreux pour les petites structures) et les font fonctionner avec un personnel qualifié
De l'autre côté, les petites et très petites entreprises qui doivent fonctionner avec des ressources, hommes et financières, limitées. Ces dernières se reposent principalement sur les sources ouvertes gratuites (Google) et partiellement sur des sources payantes. Et les interrogations sont plutôt de type ad-hoc.
Au final, on doit bien constater que ces métiers sont de plus en plus différents en ce qu'ils mettent en œuvre des techniques et des méthodes différentes. D'un côté on a affaire à des spécialistes pointus dans leurs domaines d'expertises (collecte, veille, outils, analyse, communication...) et de l'autre des experts d'autres métiers (direction générale, finances, production, marketing...) pour qui la veille te l'intelligence stratégique est une corde supplémentaire à leur arc (déjà bien fourni).