IES 2012, le forum européen de l'intelligence économique c'était en octobre dernier à Lille et certains constats valent la peine d'être mis en avant. Le CETIM (centre technique des industries mécaniques) en a même fait une note de veille qui est intéressante à deux niveaux (
http://tinyurl.com/d3ey9kv):
- le premier est technique: il s'agit d'un bon exemple de ce que peut être une note technique rédigée par des professionnels ayant participé à un salon et destinée aux collègues qui n'ont pas eu la même opportunité
- le deuxième est celui du contenu: il rappelle et met en évidence les points d'attention pour les professionnels de la veille et de l'intelligence éconmique/stratégique, mais aussi pour les "clients" du CETIM, à savoir les entreprises mécaniciennes françaises
Ce document devrait également intéresser les entreprises mécaniciennes wallonnes qui y trouveront des indications relatives au fonctionnement de leurs pairs et concurrents, et peut-être des suggestions pour faire évoluer leurs principes de gestion. Ainsi, on apprend que:
- les PME mettent en place des systèmes de veille adaptés avec des outils variés dont le choix dépend des moyens et surtout des objectifs (alertes google, Netvibes, outils collaboratifs, collaborations...)
- de nombreuses structures accompagnent les PME dans leurs démarches de mise en place de pratiques de veille, aussi en Wallonie (n'hésitez pas à contacter l'AS-e, la SPI, le BEP, la CCIH, IDETA, IDELUX - http://www.intelligencestrategique.be)
- les foires et salons restent des sources d'informations importantes qu'il convient toutefois de préparer et d'exploiter (briefings préalables et débriefings sont incontournables)
- toute démarche d'intelligence économique/stratégique doit s'inscrire dans la durée et de nombreux outils théoriques peuvent aider les responsables d'entreprises à se poser les bonnes questions (PESTEL, 5 forces de Porter, Océan Bleu, 6 axes de la concurrence...)
- de nouveaux champs d'investigation s'ouvrent (les représentations (carto)graphiques, le temps réel, la veille sur les réseaux sociaux, la veille multimedia, la veille multilingue - mais cette émergence a déjà quelques années - ndlr)
- trois grands risques à gérer (en se posant les bonnes questions et en adaptant les ressources): la saturation en information, la désinformation et le stress
- les grandes entreprises confirment l'intérêt des activités de veille et intelligence économique en continuant à investir et en cherchant à faire progresser leurs pratiques (attention particulière portée au partage des informations en interne)
- l'homme doit rester au centre de la démarche et doit faire face à des freins psychologiques bien identifiés:
- la cécité informationnelle des décideurs
- le refus (par les collaborateurs) des démarches de veille
- la poursuite d'activités de veille sur des axes non pertinents
- la déresponsabilisation vis-à-vis de l'information